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Alors que les médias et les institutions
nous piquent à vif et rappellent « l’importance » cynique de la vaccination
notamment pour les plus de 65 ans contre la grippe (et pour se dégripper les
porte-monnaie de certains laboratoires !), je relate dans mon livre : La drôle
d’histoire de la médecine (préfacée par le Dr Louis Fouché) les origines de l’un
des vaccins : le BCG !
Après treize années de recherches, les professeurs A. Calmette et C. Guérin
mettent au point le BCG à partir de bacilles tuberculeux bovins inactivés. Ils
affirment que le vaccin est sûr : il provoque, selon eux, une immunisation
efficace contre la tuberculose humaine et n’est pas dangereux. La première
vaccination de nourrisson a lieu en 1921. Dès les premières années, le vaccin
fait l’objet de vives discussions au sein de l’Académie de médecine. La lutte
contre la tuberculose est une priorité dans le monde médical. Il n’y a pas de
traitements efficaces à ce moment-là. L’espoir repose sur la vaccination, seule
hypothèse envisagée pour lutter contre ce fléau qui décime la population. La
tuberculose est la plus grande cause de mortalité à cette époque. Mais le monde
scientifique s’interroge sur la réalité de l’efficacité et de l’innocuité du
vaccin. Les comptes-rendus de l’Académie de médecine témoignent de la difficulté
de communication entre les différents intervenants. L’affaire de Lübeck vient
accentuer le doute. En 1930, suite à la vaccination de 250 nourrissons par le
BCG, 72 d’entre eux décèdent. La population est sous le choc. L’enquête démontre
finalement que le drame est dû à une erreur de manipulation de la part de
techniciens. Malgré cela, pendant vingt ans, les scientifiques continuent
d’étudier ce vaccin qui suscite l’interrogation.
En 1970, une enquête démontre son inefficacité
En 1948, un symposium international est organisé par l’Institut Pasteur. Une loi
est votée en 1950, en France, rendant obligatoire la vaccination des nourrissons
par le BCG. Dans les années qui suivent, la communauté scientifique
internationale continue à réaliser de nombreuses études pour évaluer ce vaccin.
Certaines études anglaises semblent très positives, validant l’efficacité et
l’innocuité du BCG. Mais d’autres remettent en cause ces principes.
Dans les années 70, une enquête menée sur 260 000 personnes en Inde démontre
l’inefficacité du BCG. Très rapidement, la Grande-Bretagne et l’Inde suppriment
l’obligation vaccinale. En 2001, la France et la Grèce sont les deux seuls pays
de l’UE dans lesquels l’obligation vaccinale par le BCG est encore présente. Il
faut attendre 2007 pour que cette obligation prenne fin dans notre pays !
Bonus piquant et éclairant
Un pays en Europe fait bande à part : les
Pays-Bas. Depuis 1940, ce membre de l’UE a abandonné la vaccination par le BCG.
En 1967, le Pr Mand, pédiatre, intervient au cercle d’études pédiatriques et
déclare : « Les Hollandais ne se servent pas du BCG depuis 1940 et sont arrivés
à un taux de mortalité de 1,8 en perfectionnant le dépistage des cas et le
traitement correct de ceux-ci, contre 14 en France ».
Pour en savoir plus sur le livre chez l’éditeur :
https://www.editionsmarcopietteur.com/451-merveilleuse-miserable-histoire-de-la-medecine.html
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